Il y a un peu plus d’un an, l’équipe Jack’s Team / Train2compete rencontrait Max Feutren, coach et athlète de CrossFit® qui venait tout droit du sud de la France.
Depuis, une belle collaboration est née entre Max, Jack et la team. Elle s’occupe notamment de la programmation T2C Masters, donne des séminaires en tant que coach spécialisée GYM avec Jack et Kevin. Elle intervient régulièrement dans les vidéos (et bêtisiers) de notre chaîne YouTube. Et récemment, on a appris qu’elle sera un des coaches principaux de la nouvelle box CrossFit Reïkan, le « quartier général » de Train2compete.

 

Pour en savoir plus sur son parcours, son changement de vie, son expérience de coach et d’athlète CrossFit®, je me suis entretenue avec « WondeWoMax », comme on la surnomme dans l’équipe (et bientôt dans le monde entier 🙂 ).

P.S. : questions BONUS en fin d’article à ne pas manquer ! 

 

Peux-tu nous parler de tes débuts dans le CrossFit® ?

 

« Il y a quelques années, je devais participer à une Spartan Race avec mon meilleur ami. On devait donc se préparer pour cette course d’obstacles. Au vu de mon état de forme pas très bon, mon meilleur ami m’a proposé de faire une initiation CrossFit® dans une box à Marseille. Donc, début octobre / novembre 2014, je me suis inscrite au WOD, Musique à fond, des gens hurlaient car il y avait un WOD de qualif. J’étais très timide et je pensais jamais pouvoir me faire à cette ambiance. J’ai cru mourir dès l’échauffement. Je n’ai pas de souvenir de ce WOD. Je me rappelle juste qu’à la fin du cours, des gens sont venus me voir pour savoir si tout s’était bien passé. 
Deux jours après, j’y suis retournée toute seule. Après le WOD, j’ai discuté avec les membres et c’était donc là le début du CrossFit pour moi.
En décembre de la même année, j’ai dû arrêter car j’avais des problèmes de dos à cause de mon boulot d’infirmière. J’ai repris en février 2015. Depuis ce moment, j’ai tout le temps fait du CrossFit®. J’ai fait plusieurs compétitions, notamment les French Throwdown, en équipe. »

 

 

Pourquoi as-tu voulu devenir coach ?

 

« À la base, je suis infirmière libérale. Je m’entraînais tous les jours entre midi et quatorze heure. J’avais beaucoup de patients qui avaient besoin de bouger. Il m’a semblé logique de lier mon sport à mon job. Faire entrer mes patients dans le CrossFit® et aider les crossfiteurs, par mon métier, à être en bonne santé. Ma vie professionnelle et sportive s’est mélangée. Mon boulot d’infirmière était pesant humainement parlant, j’ai donc décidé de changer de voie. Ça  a été comme une évidence de me convertir pour devenir coach. Ça s’est fait naturellement.

De plus, j’ai ouvert une box avec mes associés, là aussi il était tout à fait cohérent de coacher dans ma box. Je me suis formée (et je continue à me former au quotidien d’ailleurs) et j’ai passé les certifications pour devenir une meilleure coach CrossFit®. 

Ma profession d’origine est clairement une belle valeur ajoutée pour mon sport et mon travail.
J’ai tout de même encore le droit de faire quelques pansements à la box quand il y en a un qui se blesse en faisant des box jumps par exemple 😉 « 

 

 

Tu es donc venue en Belgique pour travailler avec Jack.
Qu’est-ce que t’apporte cette collaboration ?

 

« À la base, j’avais vu des vidéos de Jack, au début plus sur la nutrition, parce que je voulais m’informer. Je le connaissais de nom. j’étais contente de le rencontrer aux French Throwdown. J’ai participé à son Training Camp en août 2017. Je suis revenue en septembre car il m’avait proposé de travailler avec lui. J’ai accepté.

Sur le plan professionnel, ça m’a fait gagner 10 ans d’expérience de coaching. Jack a beaucoup de connaissances, il coache depuis très longtemps. Il a plusieurs boxes. Il m’a permis de faire plusieurs séminaires. J’ai fait des formations, notamment celle de StrongFit. En terme de notoriété, ça a été également un tremplin. Ça me permet de travailler sur plein de projets parce qu’il a tout le temps des idées. Il m’a fait prendre confiance en moi en tant que coach.

Sur le plan humain, ça m’a permis d’apprendre plein de choses parce qu’on est tellement différent. Il vient du basket, j’aime le foot.Il est grand, je suis petite.Je suis du sud, il est du nord. J’ai mangé les premiers boulets liégeois et bu les premiers pékets avec lui. Il aime bien mon franc parler et moi j’aime le fait qu’il soit toujours positif. »

 

 

Quel est ton rôle dans la Team T2C / Jack’s Team ?

 

« Je m’occupe de la partie gym pendant les séminairesde la programmation T2C Masters et je supplée Jack dans les projets au quotidien.
Je fais partie de l’équipe des coaches en personal training (Jack’s Team) et j’ai le droit de maltraiter toute l’équipe (Audrey, quand je n’ai pas compris un document ; Ouani, je lui demande quand je peux publier sur Instagram (entre autres :-)) ; Rija,  quand j’ai besoin d’une vidéo pour la progra) :-)… »

 

Peux-tu nous parler de la programmation T2C Masters ?
Tu sembles y être très attachée…

 

« C’est complètement en lien avec mon ancienne vie. J’avais envie de bosser sur une programmation pour les athlètes de 40 ans+. Ça fait un moment que j’y réfléchissais. Un athlète masters nous en a parlé. Moi j’étais super motivée. Du coup, on l’a mis en place. Il s’agit d’une progra axée sur la mobilité, les mouvements safe, moins de volume,… Ce que nous proposons avec T2C c’est en fait du CrossFit® santé et ça coïncide totalement avec mon côté infirmière que je voulais absolument garder. Si je pouvais, je donnerais des cours à des seniors en maison de retraite. »

 

 

Tu suis la programmation Train2compete.
Qu’est-ce qu’elle t’apporte ? Pourquoi, pour qui la conseillerais-tu ?

 

« D’abord, ça me semble logique de suivre la programmation créée par la personne avec qui je travaille. Non pas parce que c’est mon gagne-pain mais parce que j’adhère totalement à la philosophie Train Hard Train Smart. Cette programmation est réfléchie et en perpétuelle évolution pour donner les meilleurs outils pour progresser. Il y a du renforcement, des mouvements axés sur StrongFit, de la mobilité…

Quand je vois comment ça se passe dans la box à CrossFit Ember, où plusieurs athlètes la suivent, je constate qu’ils sont bons et donc ça me fait évoluer de m’entraîner à leur côté.

Il y a quelque temps, j’ai eu une baisse de morale, des blessures au dos, mon pouce cassé. Faire du CrossFit® était une punition car je ne pouvais pas bien m’entraîner. Mais j’ai repris la programmation et peu de temps après j’ai réussi à faire 5 back squats à 100 kg sans me faire mal au dos. C’est clairement grâce à T2C  que j’ai progressé ces derniers mois. »

 

 

Questions Bonus :

 

Quel est ton / tes mouvements préféré(s). Pourquoi ?

 

« Les mouvements de gym parce que je suis un petit gabarit. J’aime quasi tous les mouvements de CrossFit® à part l’Assault AirBike et le rameur. J’aime le SkiErg mais lui ne m’aime pas…j’ai du mal à attraper les poignées…(rires) »

 

Quelle est ta / tes spécialité(s) belges préférées ?

 

« Les gaufres, le péket.

P.S. : J’ai plus de mal avec la crêpe céleri / miel de Jack. »

 

Quels conseils donnerais-tu à celui ou celle qui voudrait devenir coach ?

 

« D’abord, je tiens à dire qu’il ne faut pas croire que parce qu’on est bon athlète en CrossFit®, on est un bon coach.
Il faut rester en apprentissage permanent. Il faut préparer les coachings, faire attention aux gens. C’est un vrai travail. Ce n’est pas parce que j’aime bien le café que je suis un bon barista. Il y a du social, du relationnel…

Mon conseil est de faire ça parce qu’on aime donner, aider les gens et pas seulement parce qu’on aime faire du CrossFit®. »

Peux-tu nous dire ce que signifie les mots / expressions :

 

“La drache”  = pluie forte ,
“Une farde” = pochette / classeur (je n’ai toujours pas vraiment compris mais c’est un truc pour mettre des documents).
“Une clenche” [clinche] = une poignée de porte
“Avoir bon” = je suis bien – j’ai pas chaud, j’ai pas froid   
“Ça m’a bien goûté” = c’était bon en parlant de nourriture,
“Ça peut mal” = je n’ai toujours pas compris. Vraissemblablement ça voudrait dire : t’inquiète. Un exemple pour mes compatriotes : Attention, ton téléphone va tomber. Mais non ça peut mal ,
“Il n’a pas toutes les frites dans le même sachet” = il n’est pas tranquille.

 

As-tu quelque chose à ajouter ?

 

« À mes amis belges, arrêtez de me demander pourquoi je porte des bonnets, vestes, gants. J’en porterai à partir de septembre jusque mai. Il fait trop froid ici ! 
Et je ne dirai jamais septante (70) ni nonante (90) 🙂 « 

 

Merci Max d’avoir répondu à mes questions. Je pense pouvoir parler au nom de toute l’équipe et de quelques Belges, nous sommes ravis de te compter parmi nous 😉

Ouani

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